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Prologue
1 : Déménagements  ⇦
2 : Origines
3 : Vacances en famille
4 : La vie d'étudiant
5 : Premiers grands voyages
6 : La vie professionnelle
7 : Voyages personnels
8 : On fait les comptes
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Chapitre 1 : Déménagements
Je suis né pendant les Trente Glorieuses. C'était l'époque où l'Ascenseur Social pouvait fonctionner et où on a commencé à s'équiper en biens de consommation, pour finalement arriver à des excès. J'ai connu les lessiveuses, les fourneaux à charbon et les briques chaudes qu'on mettait dans le lit en hiver. À Grenoble il y avait encore une partie de la ville où le réseau électrique était en 110 volts. Mes parents, nés avant la Deuxième Guerre Mondiale, ont vécu le fort développement de l'après-guerre, et déjà un confort très supérieur à celui de leurs propres parents, avec l'arrivée des salles de bain, puis celle des réfrigérateurs et la démocratisation de l'automobile. Tout cela est de l'histoire bien connue.
Mon père travaillait à l'EDF, dans les centrales de production hydroélectrique de l'Isère. Il a été amené à changer souvent de lieu de travail, surtout en début de carrière, et ces déménagements me donnent de précieux repères temporels. Mes premiers souvenirs, très vagues, remontent au temps où nous habitions à Bournillon. C'est un lieu-dit dans les Gorges de la Bourne, en dessous des Grottes de Choranche. Il y a une petite centrale hydroélectrique qui utilise l'eau de la Bourne et des ruisseaux qui descendent de la rive gauche. Il y a aussi une grotte, avec une rivière souterraine qui en surgit. Nous allions parfois jusqu'à l'entrée de cette grotte, et on a longtemps dit qu'on ne savait pas d'où venait cette rivière, que le traçage avec de la fluorescéine ne fournissait pas une origine incontestable pour cette eau. Je crois que maintenant ce système hydrologique n'est plus un mystère. J'avais quelques copains de mon âge, ils étaient tous fils ou fille des agents de l'EDF qui travaillaient à la petite centrale électrique. J'allais emprunter ou prêter le journal chez des voisins qui avaient un petit chien, Bobby. Nous étions ainsi quelques voisins dans un groupe de logements de fonction, loin de toute agglomération, le premier village, Choranche, était à quatre kilomètres. Ces logements jaune et vert sont restés en place pendant quelques dizaines d'années, et on pouvait les voir depuis la route des Gorges de la Bourne, au niveau du Cirque de Bournillon. Ils ont finalement été détruits. Mes parents avaient une vieille auto, une Peugeot 201 dont je ne me souviens pas vraiment. La circulation en hiver sur les routes du Vercors devait être hasardeuse à cette époque. Mes parents étaient très attachés à leur Matheysine natale, et les voyages avec cette voiture tenaient sans doute de l'expédition aventureuse.
Avant Bournillon nous avions habité à Saint Georges de Commiers, au lieu-dit Les Isles. Là j'étais vraiment trop petit pour en conserver des souvenirs. Après Bournillon nous sommes allés à Bourg d'Oisans, plus précisément aux Alberges, là où le Vénéon rejoint la Romanche, au pied de la Rampe des Commères, toujours près des usines d'hydroélectricité. J'ai quelques souvenirs de la maison, des voisins et des promenades que nous faisions, mais je ne me souviens pas d'y avoir eu des copains. Il me semble que nous n'y sommes pas restés longtemps. Une fois je me suis retrouvé avec des cloques sur la peau des jambes et des avant-bras. Le médecin avait diagnostiqué une réaction à des plantes et avait incriminé la ciguë. Il y a de nombreuses plantes ombellifères qui ont des propriétés phototoxiques. Mais en ce temps-là on connaissait encore mal les allergies, et c'était peut-être une réaction à un contact avec le pollen de graminées sauvages, qui plus tard m'ont parfois provoqué des irritations. Il parait que je cherchais souvent à échapper à la vigilance de mes parents. C'est à cette époque, probablement à la fin de 1959, que nous avons eu notre nouvelle voiture, la Simca P60. Je me souviens de la première fois que je l'ai vue : c'était à la Motte d'Aveillans, chez mes grands-parents paternels quand mon père venait de la recevoir chez le concessionnaire. Je me souviens encore de son immatriculation.
Ensuite nous avons déménagé au Sautet, au bord du lac de barrage, en rive gauche. L'endroit s'appelait Les Mariniers et il y avait quatre ou cinq maisons de l'EDF. Elles ont été détruites maintenant. Je me souviens qu'on voyait souvent des écureuils, des piverts et d'autres animaux. Ma sœur est née quand nous habitions aux Mariniers. C'est au Sautet que j'ai commencé à aller à l'école. La classe unique se trouvait de l'autre côté du lac et je marchais un petit kilomètre pour la rejoindre en franchissant le pont qui domine le barrage. Nous étions une quinzaine d'élèves, depuis les tout-petits jusqu'à ceux qui préparaient le Certificat d'Études. L'institutrice assurait les cours pour tous. Les plus petits commençaient l'école vers l'âge de cinq ans, et pour eux la première année scolaire était fortement raccourcie : elle débutait après les vacances de Pâques. Il y avait bien sûr les enfants des employés de l'EDF, et aussi ceux des quelques fermes des alentours, sans oublier les enfants de l'institutrice. J'admire ces enseignants de classe unique qui savent organiser les journées pour instruire simultanément à plusieurs niveaux. Je me souviens que les plus grands avaient un programme de révision pour le Certificat d'Études, avec la géographie de la France, du calcul, de l'histoire, des récitations et même des chansons. Nous avions des bureaux doubles adaptés à notre taille, et la petite fille qui partageait le bureau avec moi s'appelait Geneviève.
Après ce court séjour en rive gauche du Lac du Sautet nous avons déménagé à Gavet. Mon père travaillait dans les petites usines hydroélectriques de la vallée de la Romanche, et tout spécialement celle des Roberts et celle des Vernes, en amont de Rioupéroux. Entre Gavet et Livet la vallée de la Romanche est particulièrement étroite. Il y avait alors des usines métallurgiques, grosses consommatrices d'électricité. On sait que la région a été pionnière dans l'hydroélectricité. À Rioupéroux on fabriquait de l'aluminium, et à Gavet des alliages métalliques destinés à l'élaboration des aciers (ferromanganèse, ferrosilicium…) ainsi que du corindon pour les abrasifs. On y fabriquait encore ce qui avait été à l'origine de l'usine, du carbure de calcium qui permet de préparer l'acétylène, comme dans les lampes des spéléologues. L'usine s'appelait à l'époque C U A, Compagnie Universelle d'Acétylène. Ces industries avaient attiré une importante main d'œuvre étrangère, surtout pour les tâches les plus pénibles. J'avais donc beaucoup de copains d'origine étrangère. Dans l'immeuble que nous habitions et que tout le monde appelait « le HLM » j'allais parfois regarder la télévision chez Pepe dont les parents étaient espagnols. Nous avons eu un poste de télé un peu plus tard. Je me souviens d'avoir regardé avec Pepe l'émission « la séquence du jeune spectateur », qui était diffusée les jeudis après-midi. Il y avait un autre garçon qui habitait Gavet et dont je ne me souviens plus du nom. Il est venu quelquefois chez nous. Un jour ma mère lui avait donné une banane et un peu plus tard elle lui avait demandé ce qu'il avait fait de la peau. Il a dit qu'il l'avait mangée. C'était sans doute la première fois qu'il mangeait une banane ; ou alors il savait parfaitement ce qu'il y avait à l'intérieur, et n'avait donc pas besoin de l'ouvrir. À Gavet nous n'étions pas isolés du reste de la population comme nous l'avions été précédemment dans les maisons de fonction de l'EDF, et les classes de l'école étaient toutes bien pleines. J'ai donc attrapé plusieurs maladies infantiles en peu de temps, si je me souviens c'était la rougeole, la varicelle et les oreillons. Dans ces cas-là on manquait l'école pendant quelque temps. C'était sans importance pour moi, mais ça pouvait être différent pour les enfants d'immigrés qui ne parlaient pas le français à la maison. Le 15 février 1961 s'est produite une éclipse de soleil, parmi les plus spectaculaires visibles en Europe. Mon père m'avait procuré quelques verres fumés pour masque de soudeur, qui auraient permis de regarder le phénomène sans risque. Hélas à l'école les ordres pour les écoliers ont été de ne pas bouger de notre bureau et je n'ai rien vu du spectacle de la Nature. Mais je comprends bien les inquiétudes des instituteurs sur le risque d'accident avec tous ces bambins. Dommage quand même. Encore un souvenir important de Gavet : le Père Noël m'avait apporté un superbe vélo bleu de la marque Motobécane.
Nous avons quitté Gavet pendant l'année scolaire pour retourner au Sautet. Cette fois nous étions en rive droite du Lac, au lieu-dit Les Chapoux. J'ai retrouvé l'institutrice et la plupart de mes anciens camarades qui, comme moi, avaient un peu grandi. Aux Chapoux nous étions trois ou quatre gamins d'âge scolaire. En général un des agents de l'EDF nous amenait en voiture à l'école et nous rentrions à pied. L'EDF possédait un local qui servait de salle des fêtes, à peu près à mi-chemin entre le barrage et les Chapoux. Souvent, peut-être une fois par semaine, sans doute le samedi soir, on nous projetait un film. Je me souviens d'y avoir vu Ali Baba et les 40 voleurs, avec Fernandel en vedette, et aussi Le Quarante et Unième, de Grigori Tchoukhraï. Avec les quelques copains de mon âge nous jouions comme le font tous les garçons, aux explorateurs et aux aventuriers. Les sentiers et la rive du lac étaient propices à ces aventures imaginaires. Nous faisions des acrobaties sur nos vélos, ce qui a occasionné bien des chutes. Avec un morceau de carton et une pince à linge sur la fourche on imaginait se trouver sur une moto. Quand passaient les transhumances nous accompagnions les troupeaux de moutons jusqu'à Corps. Nous allions à la pêche aussi. Avec un œuf de fourmi comme appât nous attrapions des petits poissons, peut-être des ablettes, que nos mères cuisinaient pour nous. Un peu en amont sur le lac, en-dessous de Corps, il y avait déjà un petit centre d'activités nautiques. On y allait par un joli sentier. C'est là qu'on m'a appris à nager.
Ensuite nous avons déménagé pour aller à La Mure. Mes parents connaissaient bien La Mure et ses environs, ils y avaient de la famille, et pour la première fois nous étions dans une ville de plus d'un millier d'habitants. Par le jeu des déménagements antérieurs et de la classe unique au Sautet je me suis retrouvé avec un saut de classe quelque part dans mes premières années de scolarité. J'ai donc rejoint la classe de C E 2 à l'école des Capucins, l'école pour garçons de La Mure. Nos jeux dans la cour de récréation n'étaient pas très variés. On jouait surtout à se poursuivre. Comme une bonne partie de la cour était en terre battue on jouait aussi aux billes. Quand c'était la saison des marrons, juste après la rentrée d'automne, on choisissait les plus gros, on perçait un trou pour attacher une ficelle, et en faisant tournoyer le marron on pouvait l'envoyer très haut ou très loin. C'était bien sûr strictement interdit pas les instituteurs. Les osselets étaient pratiqués, mais ils étaient moins omniprésents que les billes. Les scoubidous sont longtemps restés en vogue. À l'école comme dans la rue les garçons s'appelaient par leur nom de famille, souvent on ne connaissait même pas le prénom de nos copains. Dans son film « La fille du puisatier », Marcel Pagnol explique que c'est la coutume latine d'appeler le fils aîné par son nom de famille.
Nous sommes restés environ six ans à La Mure. Mon père s'occupait de plusieurs petites centrales électriques de la vallée du Drac et nous habitions au-dessus des bureaux de son service. En dehors des heures de travail je pouvais aller jouer avec la machine à écrire de la secrétaire et j'ai souvent créé un embouteillage des barres de lettres. On parlait depuis longtemps de la fermeture de la mine de charbon, et après plusieurs reports on savait que c'était pour bientôt. Il n'y avait plus de nouvelles embauches, mais le charbon était toujours livré, dans des charrettes tirées par un cheval. Le marché du lundi, à La Mure, était important. On y vendait des veaux et des cochons, et il attirait beaucoup de monde depuis le Valbonnais et le Beaumont. Le casseur d'assiettes appâtait les badauds en fracassant sa vaisselle.
J'avais beaucoup de copains, à l'école comme dans mon quartier. Mes cousins habitaient à proximité et ma mère pouvait aller voir sa sœur. On aimait bien bouger et se déplacer, c'est pourquoi nous faisions de longues promenades sur les chemins autour de La Mure, surtout à pied, parfois à vélo. Nous avions tous un bon appétit. On profitait des petits fruits sauvages qui poussent dans les haies : les mûres en été et plus tard les prunelles et les fruits de l'aubépine qu'on appelait des poires-martin. L'hiver on faisait de la luge. Une fois avec ma petite sœur sur la luge nous avons terminé notre folle descente dans des fils barbelés. Quand on était plus grands on pouvait faire du ski aussi, principalement sur la colline de Payon, de l'autre côté de la ville. Sauf bien sûr les plus pauvres. Il fallait damer la piste en montant et descendant avec les skis perpendiculaires à la pente, par petits pas de côté, avant de profiter vraiment de la glisse. Mon père me l'avait enseigné du côté de La Motte d'Aveillans, là où lui-même avait débuté avec des skis artisanaux. On faisait des tremplins aussi, ce qui nous a valu des chutes mémorables. Il y avait peu de gamins en surpoids.
À cette époque la plupart des enfants allaient au catéchisme, et même à la messe le dimanche matin. Je n'y ai pas échappé. Je dois dire que je n'ai pas entendu parler de « comportement inapproprié », comme on dit maintenant, ou que le curé était fou entre deux messes. On allait ainsi jusqu'à la Communion Solennelle, vers l'âge de douze ans. Traditionnellement le parrain ou la famille nous offrait une montre. J'avais déjà une montre depuis mon entrée au collège. Elle avait été achetée en Suisse lors d'un voyage en famille et avait passé la frontière cachée dans le filtre à air de la voiture.
C'est donc à La Mure que j'ai fait mon entrée au collège. Là-haut on parlait de Lycée, déjà à partir de la classe de sixième. Les classes du Lycée de La Mure étaient dispersées. Il y avait des classes à l'établissement principal, près des Capucins, mais aussi aux Bastions, en direction de Ponsonnas, ainsi qu'au Château, tout en haut de La Mure, et enfin au Stade. Selon leur emploi du temps les profs devaient donc se déplacer entre ces différents sites. Il y avait aussi un factotum, le Père Bard, qui circulait à vélo entre ces établissements, toujours avec le béret et le mégot, et faisait signer un registre aux profs. Le Lycée était mixte, ce qui faisait une grande différence avec l'école primaire des Capucins. Les meilleurs élèves du Primaire étaient placés dans les classes où on apprenait l'Allemand, les élèves moyens étaient casés dans les classes d'Anglais, et les plus mauvais dans les classes d'Italien. Mes résultats de l'école primaire auraient du m'envoyer dans une classe où on apprenait l'Allemand, mais mon père avait insisté pour que j'apprenne l'Italien, sans doute par tradition familiale et contre l'avis des décideurs du Lycée. Juste le temps pour l'administration de finaliser les emplois du temps et on a vite envoyé notre classe de sixième au Stade, avec d'autres classes défavorisées. Les pions ou surveillants les plus mal considérés étaient aussi envoyés au Stade, et ils étaient plutôt sympas avec nous, dans une sorte de solidarité des exclus. Nous avions beaucoup de place autour des annexes du Stade et nous avons usé plusieurs ballons pendant les récréations. Mes parents m'avaient offert un grand vélo, un Libéria, qui me permettait d'aller rapidement en cours et de revenir à midi pour déjeuner. On n'avait pas besoin d'antivol. Je n'ai pas grand chose à dire sur les enseignants. Comme partout il y avait des profs motivés et d'autres qui ne l'étaient pas. Je n'étais ni brillant ni très dissipé, donc je n'ai pas du leur laisser de souvenir. J'ai poursuivi ma scolarité à la Mure, au Château en classe de cinquième et de quatrième, puis à l'établissement principal en classe de troisième, mais j'ai suivi cette dernière année comme interne parce que mes parents venaient de déménager. Je reste dubitatif sur l'utilité de ces trois ou quatre années de Latin.
Ensuite c'est à Vizille que mes parents sont allés après ces six années à La Mure, précisément au Péage de Vizille. Mon père s'occupait de la centrale électrique principale et de la ribambelle de petites centrales de la basse vallée de la Romanche. Comme je l'ai dit précédemment je suis quand même resté au Lycée de la Mure encore une année comme élève interne. Les dortoirs et autres installations étaient sans doute aux normes de l'époque. À Vizille nous étions de nouveau près d'une centrale hydroélectrique. Le logement de fonction était une grande maison, avec pas mal de terrain autour et même le ruisseau du Maniguet qui passait juste derrière, à quelques mètres de la fenêtre de ma chambre. On y voyait des truites et des écrevisses. Mon père s'occupait d'un grand jardin potager qu'il retournait à la bêche. Je donnais parfois un coup de main. On allait aux champignons, dans le bois qui surplombe le Chemin des Murs. Je pouvais aller assez librement à la centrale électrique, et je pouvais même bricoler dans l'atelier. On utilisait l'air chaud de la ventilation des alternateurs pour faire sécher les champignons, les prunes et les châtaignes. J'ai commencé des études techniques en classe de seconde, au LTE Vizille. Cette fois j'étais demi-pensionnaire, c'est à dire que je mangeais au Lycée à midi. J'aimais bien les cours de technologie, le dessin industriel et les machines-outils. Il n'y avait pas encore de calculettes électroniques : on utilisait la règle à calcul, en estimant l'ordre de grandeur du résultat (la superficie de la Terre est-elle 51 millions ou 510 millions de km² ?). Pour des calculs précis il fallait passer par les tables de logarithmes. Les règles à calcul en matière plastique avaient un avantage sur les calculettes d'aujourd'hui : avec un peu de pratique on pouvait les faire vibrer en soufflant, à la manière d'un kazoo, et ainsi jouer de la musique quand le prof s'absentait. Pour le dessin industriel les tire-lignes avaient déjà largement cédé la place aux stylos à plume tubulaire calibrée, en général de la marque Rotring. Comme j'ai toujours aimé la zoologie je regrettais quand même de ne plus avoir de cours de sciences naturelles, mais notre emploi du temps ne le permettait pas, avec 38 heures de cours par semaine en classe de terminale E. Un des profs avait organisé une équipe de hockey sur patins à roulettes et nous avons plusieurs fois rencontré d'autres équipes scolaires. Je me souviens d'un match à Grenoble, au Palais des Sports, que les grenoblois appelaient encore le Stade de Glace. J'avais toujours des copains à La Mure, et pendant les vacances scolaires je m'y rendais souvent en auto-stop.
Mes parents sont restés dix-huit ans à Vizille, jusqu'à la retraite de mon père. Moi, après la terminale j'ai surtout vécu ailleurs, à Voiron puis à Cluny, ensuite à Grenoble mais avec de nombreux déplacements professionnels et sans oublier l'année en famille à Melbourne.

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